Kayes-présidence de la Ligue football : sauver l’essentiel plutôt que de se sauver sans l’essentiel

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La bataille à la présidence de la Ligue football a déjà commencé sur les réseaux sociaux. Plusieurs internautes appellent à voter pour son candidat.

En mai prochain, une nouvelle page s’ouvrira pour le football de la région de Kayes. Les délégués des différents clubs de la région qui sont affiliés à la Femafoot (Fédération malienne de football) vont élire un nouveau bureau de la Ligue de football. Le vainqueur de ce scrutin va présider, pendant 4 ans, aux destinées du sport roi, une discipline en agonie.

Ce vote, qui s’annonce déjà électrique, fait l’objet de plusieurs publications sur les réseaux sociaux, notamment Facebook, et de discussions dans les grins et autres lieux de causeries. Comme toute compétition élective, le monde sportif se sent plutôt intéressé par le profil et le programme des candidats que par les relations amicales, sociales et affectives.

Bannir le clanisme

 Ici, il ne s’agit pas d’une affaire de club d’amis ou de soutiens. Ce qui compte pour les électeurs et autres amateurs du ballon rond, c’est le programme. Le monde sportif s’attend à une campagne au cours de laquelle, les candidats au fauteuil présidentiel de la Ligue auront à défendre leur programme, leur vision afin de mériter la confiance des électeurs.

D’abord, ces candidats doivent chercher à convaincre les ayants droits, c’est-à-dire les présidents des clubs ou leurs mandataires qui auront la lourde responsabilité de glisser leurs bulletins dans l’urne. Car, ce sont eux qui détiennent la clé du changement. Que nulle fanfaronnade ne distraie votre quiétude, probité morale pour ne pas porter la lourde responsabilité d’avoir participé à l’écrasement de notre football local.

Ne vous laissez pas influer par les faits et gestes des boutades qui ne pensent qu’à leur bedaine. A travers ce papier, notre intention n’est nullement pas de discréditer Y ou X mais, d’étaler sur la place publique la léthargie, dont souffre le football local, à cause des conflits personnels.

L’heure n’est plus à la philosophie, mais à l’action

Pour une fois, les acteurs doivent être en phase avec la réalité, et non le contraire. Il s’agit d’opérer un choix objectif et judicieux pour faire avancer un football kayesien en panne depuis bientôt 10 ans- et qui a tant souffert des affres de la division et du clanisme. Avant d’appeler à voter pour un candidat, les faiseurs de rois doivent se poser plusieurs questions. Entre autres : quel programme défend le candidat et pour quel intérêt pour la région, en particulier, et pour le pays, en général ? N’est-il pas temps de sortir des considérations amicales pour sauver l’essentiel plutôt que de se sauver sans l’essentiel, c’est-à-dire l’intérêt général ?

La bataille pour la présidence de la Ligue dans la cité des rails fait revivre un élément audio de notre regretté doyen, feu Demba Coulibaly de l’ORTM. L’un de ses éléments revient fréquemment sur les réseaux sociaux ces derniers jours. Tout droit dans ses bottes et avec son franc-parler, cette légende du journalisme sportif attirait déjà l’attention sur ce que deviendrait notre football, si nous déplaçons les problèmes au lieu de les résoudre. L’heure n’est plus aux affinités personnelles, mais à la défense des intérêts généraux du football kayesien.

En surfant sur Internet, j’ai lu quelque part, football et philosophie : quand Socrates rencontre Luis Fernandez en lisant ceci : « Dans un langage châtié de bistrot, le football s’échappe du terrain et prend une forme inédite. L’arbitre interroge le rapport à la justice, la professionnalisation questionne les intérêts moraux et la promotion des valeurs du sport, le supportérisme ou militantisme intrigue quant aux rapports entre les fans et leurs nations ».

Du reste chacun doit œuvrer à la promotion et à la valorisation de notre football.

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