Mali: l’eau, un bien inestimable à Ménaka

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Au Mali, l’hivernage a commencé. Les premières pluies étaient attendues avec impatience alors que le pays a subi une très forte sécheresse cette année. Mais les infrastructures du Mali, sont très vieilles, vétustes, et les pluies paralysent une partie des routes de commerce.

Depuis quelques mois, un château d’eau trône au milieu du quartier de l’Abattoir. Financé et construit par les Cimic, les opérations civilo-militaires de la force française Barkhane, il alimente quatre bornes fontaines. Nafissa Cissé habite à côté de l’une d’elles. « Chaque bidon est différent. Avant, de grands véhicules amenaient de l’eau qu’on leur achetait directement. Ca, ça coûte beaucoup d’argent. On paye le bidon 50 francs », explique-t-elle.

« On dessert à peu près 2000 habitants. L’objectif est multiple. D’abord, quand nous travaillons au profit des populations, elles acceptent mieux notre présence. Ensuite, si c’est nous qui répondons à ces questions c’est parce que c’est souvent dans des zones qui ne sont pas assez sécurisées et où les ONG ne peuvent pas oeuvrer », développe le commandant Sylvain qui gère les opérations Cimic de Barkhane.

Un peu plus loin, place de l’Indépendance, le vieux puits a été débouché et réparé. Les femmes de la ville qui ont pu reprendre leur activité de maraichage. « On puise ici de l’eau pour arroser nos arbres. Il y a des femmes qui attachent les sacs pour partir vendre l’eau au marché. 10 francs le pot. C’est bon, c’est rentable. Ca nous sert à traiter nos enfants s’ils sont malades, un peu pour la cuisine, un pour l’école… », détaille Halimatou Abdulaye Ali Maïga, responsable de l’association Triaton.

Selon les Nations unies, les problèmes de pluviométrie avaient provoqué une perte de 85% des cultures de la région lors de la campagne agricole 2016-2017.

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