Après la marche avortée samedi à Bamako, certains habitants de Kayes des deux camps se lancent des flèches sur les réseaux sociaux !

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Au lendemain de la marche organisée  le samedi 02 juin 2018 par  la Coalition pour l’Alternance et le Changement, qui avait maintenu son mot d’ordre de rassemblement malgré l’interdiction décrétée par le gouverneur de Bamako et dispersée par la police, la  question  divise et les partisans des deux camps  se lancent des flèches sur les réseaux sociaux.

Peu après le dispersement de cette marche par la police, le ministère de la sécurité et de la protection civile avait justifié l’intervention des forces de l’ordre par la volonté “d’empêcher tout attroupement de nature à troubler l’ordre public”. ‘’

Dénonçant “certains responsables” qui “s’en sont pris aux forces de sécurité en les insultant”, le ministère a assuré que “les maîtres mots pour les forces de l’ordre restent professionnalisme, courtoisie et fermeté”.

“Les opérations de maintien d’ordre se déroulent normalement. En revanche, les manifestants ont blessé un policier à la tête”  a ajouté le ministère, sans évoquer de blessés parmi les manifestants.

Après publication de ce  communiqué du ministère de la sécurité, des commentaires de soutien  comme celui-ci « Nous vous soutenons, mater les jusqu’au sang ».

Un partisan de l’opposition charge  à son tour en évoquant la peur du Gouvernement  « la défaillance du gouvernement malien pour quoi vous êtes peur? nous sommes tous des malien. ».

A Kayes, certains habitants se disent ‘’inquiets de ce bras de fer entre le pouvoir et l’opposition.’’

«  Le Mali est un pays de paix pourquoi ne pas dialoguer entre frères pour éviter un bain de sang  sur notre sol ? » s’interroge M.Kanouté   résident à Kayes Khamakolé  ‘’ je suis inquiet et très préoccupé  par la situation’’ ajoute-il.

Dans d’autres quartiers comme Légal Ségou, Lafiabougou  etc. l’inquiétude est aussi le langage  mais  pas de  commentaires, et  suivent de près l’actualité à travers  les réseaux sociaux, en  dénonçant ‘’l’attitude  de ceux qui s’attaquent sur les réseaux sociaux’’.

Avant cette marche, la Commission  Nationale des Droits de l’Homme(CNDH)  a dans un communiqué appelé  le 31 mai 2018  ‘’L’ensemble des forces vives à créer et maintenir un climat politique apaisé dans l’intérêt supérieur de la nation malienne ‘’précise le communiqué.

Dans la soirée du samedi 2 juin 2018, le cabinet du chef de file de l’opposition a annoncé ‘’une trentaine de  manifestants blessés’’ suite à la marche avortée et appelé toujours  selon le communiqué ‘’Toutes les forces vives  démocratiques à une nouvelle marche pour l’égal accès à l’ORTM des élections transparentes et contre les violences policières le vendredi 08 juin 2018.’’

Pour l’instant certains résidants de la cité des rails  ont l’œil sur  cette situation et son  déroulement à  quelques semaines de la présidentielle dont le premier tour est prévu le 29 juillet 2018.

Kayeskunafoni

 

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